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Qu’on se le dise, Internet est une caisse de résonance pour pour ce qui se fait de meilleur comme de pire en matière de sécrétions cérébrales, et certains sujets tendent à devenir des e-marroniers pour tous les apprentis agitateurs d’épouvantails déguisés en lanceurs d’alertes. Vous l’aurez compris, le sujet m’énerve. Et il m’énerve autant qu’il me touche directement, et que les réactions suscitées sont au mieux épidermiques, au pire dogmatiques.

Ce sujet, ce sont les jeux vidéos.

Des e-marronniers aux e-pouvantails

Alors que l’on se remettait à peine de la dernière saillie verbale de Cheminade accompagnée de Manaudou à qui pourtant même les publicitaires avaient décidé de ne pas la laisser l’ouvrir, voici qu’on nous ressort une énième « étude scientifique » prouvant que les jeux vidéos violents rendent violents.

Arrêtons nous un instant sur la beauté du syllogisme déjà : l’expérience de la violence rend violent. Les jeux vidéos violents contiennent de la violence. Donc les jeux vidéos violents rendent violents. (Si vous pensez que je caricature le postulat de base, allez donc voir par vous même).
Pour résumer grossièrement la science que l’on vient de nous infliger : si vous pratiquez une activité générant du stress et de l’adrénaline, vous serez plus enclin à avoir des réactions agressives que la moyenne … Je ne vois qu’une façon pour répondre à ça :

Explication parfaitement rationnelle.

Figurez vous donc qu’entre deux populations de personnes, l’une soumise à un stress et l’autre non, la première aura plus tendance à avoir des réactions stressées. Vraiment. Oui. Sérieusement.

Et il faut bien un diplôme en psychologie pour en sortir une pareille.

Scoop : en tant que pratiquant d’escrime, je suis plus enclin à cogner sur un adversaire une épée à la main que sans. Etonnant, non ?

Et à la fin de l’envoi …

Partant de ce postulat on ne peut plus solide (et même perpétuel puisqu’il tourne sur lui même), on est parti pour une charge en rangs serrés contre l’industrie (on se souviendra que le SNJV est en fait une bande de dangereux conspirateurs), les pipologues, et les démagogeeks dans lesquels je me classe bien volontiers. Le rapport avec la choucroute précédente ? Au mieux partiel, au pire ésotérique, puisque l’on ne parle pas des autres sources de contact avec la violence. Au premier rang desquels on devrait cogner sur un écran bien plus ancien que celui de nos ordinateurs. Pas plus que des causes environnantes qui peuvent engendrer la violence, à commencer par les climats sociaux et familiaux dont tout le monde sait qu’ils n’ont aucune espèce de lien avec le développement psychologique des enfants et des jeunes adultes.

What about a nice cup of …

La plupart des joueurs à qui j’en ai parlé ont répondu d’un haussement d’épaules, voire d’un soupir lassé, tant nous sommes habitués à de telles charges ineptes contre notre loisir favori. Ineptes quand l’échantillon de test est de moins de 200 personnes, et que le protocole est risible d’un point de vue de game design : d’un coté génération de stress, de l’autre non. On en serait limite à faire des statistiques sur la propension à la violence des pratiquants de sudoku en comparaison à celle des boxeurs, histoire de rester dans un échantillon aussi neutre.

Bien évidemment, l’auteur se défend par avance en précisant bien que les joueurs eux même ne peuvent pas juger de la dangerosité de leur pratique, vu qu’ils seraient juge et partie. Ce qui est peut être la partie la plus intelligente de l’article. Les joueurs sont trop proches du jeu pour le juger, c’est une évidence ! Ceci étant, il serait bon lorsque l’on veut juger un jeu de connaitre les ficelles du game design et de jauger l’engagement nécessaire, le degré de réalisme, le degré de difficulté (générateur de stress) et non pas de considérer que tous les jeux se valent en terme de contenu et d’intérêt. Sinon, il en sort un gloubiboulga qui mettrait sur un pied d’égalité GTA, Carmagueddon, Earthworm Jim, et Space Invaders … Ben oui, on tue des trucs par brouettes dans chacun de ces titres dont le réalisme peut être comparable (Indice : ce sont tous des jeux vidéos.)

Seriously ?

Oui, j’ai traité le sujet par le ridicule et la dérision, d’une part parce que je n’ai pas les connaissances nécessaires pour le traiter autrement, et que je ne fais ici que livrer mon impression de joueur qui en a marre de se voir coller l’étiquette de sociopathe dès qu’un guignol veut montrer sa science à tous les passants. Et d’autre part parce que d’autres prennent bien mieux que moi la défense du media jeux vidéos, avec des arguments que je ne pourrais que copier coller, aussi à tous seigneurs tous honneurs, si vous voulez vous documenter sur le sujet, vous pouvez au choix :

  • Essayer de comprendre les réflexions d’un des types les plus en pointe sur le sujet en France : http://www.gameinsociety.com/
  • Trouver des articles qui battent un peu en brèche les thèses habituelles du jeu vidéo addictif ou nocif
  • Ou encore s’intéresser aux travaux d’une autre psychologue, celle là passée du coté obscur du game design : http://janemcgonigal.com/

Pour conclure, il existe des garde fous à la pratique des jeux vidéos, le système PEGI en est un, et l’autorité parentale devrait en être un autre, mais par méconnaissance ou négligence, on préfère cogner sur les jeux vidéos tout en continuant d’offrir des jeux interdits aux moins de 18 ans à des gamins de 10 ans « Parce qu’ils l’ont demandé »

Je vous laisse pour finir avec l’inénarrable production d’un gouvernement passé, donc j’ai déjà parlé sur un ancêtre de ce blog, et dont je ne cesse d’espérer qu’un jour il devienne la caricature qu’il a toujours été :

 

 

Comment faire lorsque l’on est une petite entreprise pour gérer des commentaires négatifs sur Internet ?
Cette question a forcément été posée à tous ceux qui s’occupent de Community Management à un moment ou à un autre.

CaddERéputation a lancé une opération pour poser cette fameuse question à une série de professionnels du web, série à laquelle votre serviteur s’est associé avec plaisir.

Voici donc les termes du problème sur lequel il nous a été demandé de plancher

Et voici les réponses !

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Non, vous ne vous êtes pas trompés d’adresse, vous n’êtes pas sur un blog médiéval fantastique. Alors de quoi parlons nous ?
Wikipedia nous livre une définition assez claire du sujet. Le troll est donc un utilisateur qui a du temps et de l’énergie à revendre pour s’amuser au dépends de votre espace de communication.

Et ça tombe bien, du temps et de l’énergie, c’est aussi ce qui caractérise les utilisateurs les plus investis de votre communauté !

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